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Canada

L’arnaque Québécoise (Ou pourquoi je te conseille de passer ton chemin)

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Laisse-moi te partager mon expérience à Montréal. Cette fosse où mon ethical a fait un plongeon tel un avion en chute libre. Une ville où j’avais bien souvent l’impression d’être dans ma banlieue parisienne tellement tout était laid et délabré…  On m’avait vendu une sorte de Paris rencontre New York, en gros le charme de la vielle Europe rencontre le dynamisme américain. Pour moi, ça aura plutôt été le charme de l’Oklahoma rencontre le dynamisme/bureaucratie (plus les taxes !) de la France…  Un endroit surcoté, survendu où tout était plus compliqué, plus lent qu’au Canada anglophone. Un peu comme la France en fait. J’étouffais. 13 mois à Montréal auront eu raison de moi. Trois ans en Alberta ne m’auront pas préparé à un tel ajustement…. Culturellement, socialement, le Québec est un autre pays. L’humidité en été, la neige à n’en plus finir et les trottoirs pourris, les travaux routiers qui n’en finissent jamais, le taux d’imposition. Bref, comme tu peux le constater, le charme n’aura pas opéré.  

Je me demande d’ailleurs bien pourquoi tant de Français adorent cette ville.  J’think about que cela est ce qui se rapproche le plus des US dans l’esprit collectif des Français, et ce, sans la barrière de la langue. Ça ou un effet de mode nourri par les médias qui présentent souvent le Québec comme étant un eldorado. En tout cas, j’ai envie de partager mon vécu, de mettre en garde qui voudra bien écouter face aux contes de fées et autres mythes qui entourent Montréal. J’ai parfois l’impression d’être un alien tant mon expérience aura été en décalage avec ce qui semble être la grande majorité des retours d’expats/immigrés français qui te parlent de Montréal comme étant le monde de Sweet. 

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Pour data, j’ai vécu plusieurs années en Angleterre, en Alberta ainsi qu’aux US. Je ne suis donc pas « novice » en matière d’immigration et détenais également un emploi dans ma branche avant d’arriver à Montréal. Pas de problème/stress financier donc mais nulle half je n’ai éprouvé une réaction de rejet aussi violente qu’à l’égard de cette ville. Je n’avais entendu que du bien à son sujet. Bien que n’ayant jamais rêvé d’y aller, je ne la détestais pas pour autant. J’étais plutôt neutre à son égard. Je pensais même y être plutôt à mon aise, surtout en étant bilingue. Cependant, la (ma ?) réalité aura été bien différente.

En tout cas, ça plaira à certains et pas à d’autres. Pas grave, voici un son de cloche un peu différent.

La ville :

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Banale. Mis à half quelques quartiers, Montréal est une ville moche et mal entretenue. Transports en commun (ainsi que les fréquences de passage !) pas du tout adaptés à une ville de cette taille (oui, il n’y a pas de grève et c’est assez sécuritaire comparé à Paris mais ça s’arrête là). Enormément de SDF, des infrastructures délabrées, en somme une ville qui ne respire pas la richesse. La ville est à l’picture de ses trottoirs j’ai envie de dire…  Comme dans le reste du Canada, beaucoup de communautés qui ne se côtoient que peu/pas et qui n’en ont rien à foutre de s’intégrer au pays, enfin tu me diras ce n’est pas comme si le Canada offrait un vrai modèle culturel auquel s’intégrer mais bon ça, c’est une autre histoire pour une autre fois… Ajoute à ça, des guéguerres franco vs anglo qui elles, deviennent vite lassantes. Pas grand-chose à voir ni à faire non plus. On y a vite fait le tour.  Même pour du tourisme, je trouve la ville décevante. On est loin des musées et de l’offre culturelle des grandes villes côtières Américaines. Pour ce qui est de la nourriture, on peut y manger décemment mais tu ne mangeras pas spécialement mieux qu’à Calgary ou Vancouver. Je ne sais pas trop d’où vient cette réputation de capitale culinaire. Peut-être suis-je trop sévère surtout en ayant en horreur la poutine ? Quant au coût de la vie, comme bien des endroits au Canada, il est très élevé. Fini l’époque du Montréal abordable. Côté déplacements, pas mal de bouchons, des travaux qui n’en finissent pas et les bus qui peuvent être très lents. Bien plus lents en hiver. La ville est vraiment mal foutue. Il n’y a même pas de lien ferroviaire avec l’aéroport pour te dire… Et pour rester sur le thème des transports…

Se déplacer sans voiture à Montréal :

Une véritable plaisanterie. Quand j’entends tout le monde chanter les louanges du système de transport Montréalais, j’ai envie de me taper la tête dans le mur ! Ce n’est pas potential, ces gens n’ont pas dû vivre dans la même ville que moi. Montréal c’est des bus qui passent quand ils veulent et 3 lignes de métros qui se battent en duel avec des temps d’attente bien trop importants. Je dis 3 automobile la 4ème, la ligne jaune (et je te laisserai aller voir sur une carte ce dont je parle) est une honte. Ils ne devaient probablement plus avoir de fonds pour la continuer… ? Bref, le métro de Montréal est mal élaboré, peu développé en plus d’être sombre et moche (style type brutaliste soviétique…). Même pas d’software officielle pour les horaires, des courants d’air pas possibles dans les nouvelles rames (dans les anciennes rames, on cuit) et des portes d’entrées (niveau rues) très difficiles à ouvrir dès lors qu’on a un courant d’air produit par le passage d’une rame. Je n’avais aussi jamais vu autant de petites incivilités de ma vie (pieds sur les sièges, rentre dedans, portes dans la gueule, sacs portés à dos dans des wagons bondés). Même à Paris qui est loin d’être une référence en la matière, je ne me rappelle pas en avoir vu autant.  En tout cas, le C-Prepare de Calgary faisait mieux l’affaire et ne parlons même pas des transports londoniens… J’ai même eu moins de problèmes pour me déplacer sans voiture à Calgary qu’à Montréal. Et pour les transports en dehors de Montréal, bonne likelihood ! D’autres compagnies, par exemple ’’Exo’’, contrôlent les trains/bus dans les banlieues mais ces derniers n’ont pas d’accord avec la STM (équivalent de la RATP) donc des tarifs différents s’appliquent ainsi que des heures d’opérations pas synchronisées les unes avec les autres. Et ils ne couvrent, bien sûr, qu’une partie limitée des banlieues. Bref, un système assez bordélique en somme et bien trop peu développé. Montréal a plus en commun avec Phoenix qu’avec NYC dans le sens où une voiture est un presque une nécessité. Et dis-toi que Montréal est érigée comme un exemple en termes de transports publiques… On y trouvera aussi beaucoup de pistes cyclables mais des cyclistes et des trottinettes qui sont de vrais risks ambulants.

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La santé :

Pas énormément d’expérience avec le milieu médical québécois (encore heureux, j’ai envie de dire). Outre devoir faire une visite médicale pour ma résidence permanente dans un cupboard médical tout destroy avec des fils électriques qui pendaient au plafond (on se serait cru dans un dispensaire au fin fond du Venezuela…), j’ai dû trouver un cupboard médical qui m’acceptait pour un mal de gorge automobile statut de PVT à ce moment-là, donc pas accès au système de santé publique. Résultat des programs ? Non seulement on m’a fait payer une deuxième session au tarif d’une première automobile le docteur qui m’avait reçu était en vacances le jour où je devais revenir (style c’est mon problème) mais en plus, on a oublié de m’envoyer mes résultats…. Jamais eu de telles histoires en Alberta. A vrai dire, même si j’avais été PVT quand j’habitais à Calgary, j’aurais eu accès au système de santé publique.

Se loger :

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La plupart des appartements à louer à Montréal sont bien trop souvent miteux, sombres et vieillots, à moins d’y mettre vraiment le prix mais là les prix flambent et se rapprochent de ce que tu pourrais trouver à Toronto ou Vancouver. Je n’ai jamais autant galéré pour me loger.  J’ai aussi noté une différence en termes de qualité (et de prix !) entre Calgary et Montréal. Ici tout y est plus cher et plus merdique. Bien des appartements ne sont d’ailleurs pas aux normes. Les proprios peuvent être de vraies têtes de cons et semblent penser que les lois qui régissent les baux sont optionnelles. J’ai visité des trous que je n’aurais jamais osé montrer à des inconnus si j’avais été un propriétaire moi-même. Des trous que j’aurais plus imaginé voir dans des pays en voie de développement qu’à Montréal. Encore une fois, likelihood ou pas, je ne sais pas mais je n’ai jamais eu de tels problèmes en Alberta.  

Immigration :

Lent est le premier mot qui me vient à l’esprit. En plus de sa lenteur, le système migratoire Québécois pourrait te demander certains choses si tu souhaites maximiser tes factors, démarches quasi nécessaires si tu veux avoir une likelihood d’être sélectionné. Choses qui ne seraient pas forcément d’actualité côté anglophone, style une « validation d’offre d’emploi ». Terme nébuleux pour te soustraire 216$… Bien sûr, cette démarche prendra 50 ans à être réalisée. Huit mois dans mon cas pour que mon employeur obtienne affirmation. Et encore, ce n’est pas pour ça que l’on aura reçu cette validation d’emploi par courrier… On l’attend toujours. Enfin peu importe ! J’aurais perdu 200$ mais un bien pour un mal. Non seulement le Québec ne se sera avéré pas être pour moi mais 3-4 mois avant recevoir des nouvelles de l’immigration Québécoise, c’est le Canada anglophone qui m’aura sélectionné. Seule situation à ce stade ? Prouver mon consideration de quitter le Québec. No problemo ! Ironie la plus totale, ça aura été mes notes de take a look at de Français (TEF) qui auront fait pencher la stability. Pas grave, on laissera le Québec aller chialer de ne pas avoir d’assez d’immigrés francophones. Outre la validation d’offre d’emploi, comme mentionnée ci-dessus, attends-toi à devoir passer des assessments de langues pour cumuler des factors. Oui, même en Français ! Exams à tes frais et qui ont une durée de validité de 2 ans et à repasser si nécessaire…. Ceci dit, c’est la même pour l’immigration côté anglophone. Vois-tu, pendant que des natifs anglophones qui souhaiteraient immigrer en AU/NZ ou UK n’ont pas à passer de tels assessments (et on inclura parfois les non-anglophones ayant un diplôme d’un pays anglophone !) toi tu devras passer des assessments pour prouver tes compétences dans ta langue natale si tu veux obtenir des factors vers cette fameuse RP Canadienne. J’ai un diplôme Britannique, un Canadien et suis natif francophone mais ce n’est pas assez apparemment… BAM, 400$ de assessments de langues. Ajoute à ça une évaluation de diplôme à réaliser pour le diplôme anglais malgré le fait qu’il ne me rapporte aucun level automobile pas dans ma branche professionnelle actuelle et tiens 200 balles de plus dans la gueule. Oui, l’immigration canadienne est une vraie mafia… 

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La météo :

Je pensais pouvoir y faire face après avoir eu des pics a -30 en Alberta. Mais rien ne te prépare pour 6-7 mois de « marde blanche ». De la neige à n’en plus finir et bien entendu, la ville étant gérée par des bras cassés (à la française quoi) des trottoirs mal déneigés en veux-tu en voilà. Lors de la dernière tempête de glace récemment, des milliers de personnes se sont retrouvées sans électricité ni chauffage pendant 1 semaine voire plus (7 jours dans mon cas personnel…). Pourtant je parle de Montréal ici, pas d’un trou au fin fond du Nunavut. Heureusement que nous n’étions pas en plein hiver. Vient ensuite l’été…. 2-3 mois de chaleur avec une humidité immonde. L’automne et le printemps sont au closing ce qu’il y a de mieux mais ne durent pas assez longtemps pour faire pencher la stability. Oui les couleurs de l’automne sont magnifiques bien que j’aie aussi découvert que les feuilles mortes accumulées au sol peuvent être très casse-gueule… Bref continuons.

Les Québécois :

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Je ne sais par où commencer. Je me sens tiraillé entre le bon et le mauvais automobile autant je n’aime pas Montréal, autant je n’ai pas grand-chose de mal à dire des Québécois.

On va commencer par le moins bon : Nos cousins francophones ont conservé leur côté franchouillard…. Ils manquent parfois de savoir vivre et de politesse. Le service à la clientèle peut laisser à désirer et le sourire ne semble pas faire partie de l’équation. On dit que le Français se plaint… bah attend de voir le Québécois ! Le chialage, comme ils appellent ça, semble être un sport nationwide de ce côté de l’Atlantique également. J’ai globalement trouvé les anglos bien plus sympas et faciles à vivre.

Maintenant le bon : je n’ai jamais été aussi bien accueilli/traité en milieu professionnel qu’à Montréal. Que ce soit au niveau des collègues que du administration. Bien sur rien n’est parfait mais je n’ai pas grand mal à dire des Québécois que j’ai pu côtoyer en milieu professionnel. Mon employeur avait même accepté de me faire cette validation d’offre d’emploi à peine 3 mois après mon arrivée. Aucun problème non plus avec le fait d’être français. Au contraire d’ailleurs. Pas une fois je ne me suis senti de trop ou différent bien que cela avait été aussi le cas en Alberta. 

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Dernier level, ni « bon » ni « mauvais », juste un constat personnel : les Québécois me rappellent bien plus les français que les américains/canadiens anglophones contrairement à ce que beaucoup de français diront. Peut-être mon expérience en milieu anglophone affect mon level de vue ? En tout cas, je n’ai pas vraiment trouvé les Québécois « américanisés ».

Et le positif dans tout ça ?

Les Québécois. Ils ne sont pas anti-français comme j’avais pu l’entendre. Je n’ai pas été trop malmené par nos cousins d’Amérique du nord contrairement à ce qui a pu être le cas de certains, à voir leurs récits. Et ça s’arrêtera là. Oui, niveau salaire, je m’y retrouvais plus que si j’étais resté en France ou même en UK, et ce, en dépit du taux d’imposition assez élevé. Oui, il y a retour de taxes (normalement) à la fin de l’année fiscale, selected inexistante en France et on se despatched également plus en sécurité qu’en France mais tout ça, je le trouverai également (et en mieux) côté anglophone.  Malheureusement dans mon cas, le négatif l’aura emporté sur le positif et c’est avec soulagement que j’ai quitté Montréal.

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Mon opinion : 

C’est sûr que si tu ne maitrises pas l’anglais, cela risque d’être compliqué en dehors du Québec quoique beaucoup se sont fait avoir étant donné que le bilinguisme est quasi un prérequis dans bien des emplois à Montréal mais je te conseillerais quand même d’aller voir ailleurs.

Si tu vises le Canada (et que tu te sens de vivre en anglais), vise l’ouest ! En plus de paysages grandioses, tu y payeras moins de taxes et les gens sont en général plus agréables. Sinon, l’Australie ou pourquoi pas un pays européen. Tu auras dans tout les cas 4 semaines de vacances à l’année (minimal) et la sécurité de l’emploi. En tout cas, si tu veux voyager, on ne pourra pas battre la beauté des Rocheuses. La nature au Québec te paraitra fade comparée à l’Alberta ou la Colombie Britannique. Au Québec, la ville de Québec reste bien plus attrayante que Montréal pour un touriste je trouve, même si on y a vite fait le tour. Si tu travailles au Québec, tu vas être taxé à la Française ou presque. Lorsque j’enchainais des journées de 11-12h, 2 voire 3 jours de suite (sans que l’on me pressure de quoique ce soit, je précise) et que je voyais mon salaire après prélèvement, je ne savais pas si je devais rire ou pleurer. Le Québec, c’est une province défaillante qui au closing m’aura rappelé bien trop la France à certains égards. La France mais la bonne bouffe et les vacances en moins. Un peu comme si on avait combiné le pire des US avec le pire de la France. J’ai préféré vivre à Calgary et à Londres. Les seules fois où j’aurais vraiment respiré pendant ces 13 mois furent quand j’ai visité Vancouver et Hawaii. Montréal aura été toxique pour ma santé mentale. A ma très grande shock et déception. Si c’était à refaire, sincèrement, malgré mon employeur qui était plus que appropriate, je pense je passerais mon chemin.

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