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Le Canada veut plus d’immigrants francophones hors Québec

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Face à un défi croissant que représente le déclin de la langue française, le Canada, et en particulier Ottawa, envisage de renforcer sa stratégie en matière d’immigration. L’idée principale? Augmenter significativement la cible d’immigration francophone hors Québec, un effort qui s’inscrit dans la volonté nationale de préserver et revitaliser les communautés francophones en situation minoritaire.

Un an après avoir fièrement atteint son objectif de 4,4% d’immigration francophone hors Québec, Ottawa souhaite intensifier ses efforts. En 2022, cette cible, qui avait été fixée près de deux décennies plus tôt en 2003, a enfin été atteinte avec plus de 16 300 immigrants francophones s’établissant hors de la province québécoise.

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La question qui se pose est : pourquoi cette subite volonté d’intensifier l’immigration francophone? La réponse se trouve, en grande partie, dans le déclin alarmant du français. Marc Miller, le ministre canadien de l’Immigration, l’a admis sans ambages : « Le français est menacé en Amérique du Nord ». Si même à l’intérieur du Québec, bastion traditionnel du français en Amérique du Nord, la langue se trouve en péril, il est alors impératif d’agir.

La modernisation de la Loi sur les langues officielles en juin dernier témoigne de cet engagement à rétablir le poids démographique des communautés francophones minoritaires, avec un objectif ambitieux de revenir au niveau de 1971, soit 6,1%. Cependant, fixer des objectifs est une chose ; garantir leur réalisation en est une autre. Cela nécessite, comme l’a souligné M. Miller, des « mécanismes robustes » et une augmentation des ressources humaines et matérielles.

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Le débat ne s’arrête pas là. Des voix s’élèvent, dont celle de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), pour réclamer des objectifs encore plus élevés. La FCFA souhaite une cible audacieuse de 12% dès 2024, voire 20% d’ici 2030. Les enjeux? Ralentir, voire inverser, le déclin démographique de la francophonie canadienne.

Cette démarche d’augmentation de l’immigration francophone hors Québec est également cruciale à un autre niveau : la reconnaissance du déclin du français au Québec, en particulier à Montréal. Les récentes données du recensement et les projections de l’Office québécois de la langue française montrent un recul du français comme langue d’usage à la maison et au travail. Cette réalité, parfois niée ou minimisée par certains députés, doit être prise en compte dans toute stratégie d’immigration.

En somme, augmenter l’immigration francophone hors Québec est plus qu’une simple politique. C’est une reconnaissance des défis que le français affronte au Canada, et un engagement à sauvegarder un héritage linguistique et culturel inestimable pour les générations futures. Il est donc impératif que cette démarche soit accompagnée d’actions concrètes, d’un suivi rigoureux et d’une collaboration étroite entre toutes les parties prenantes.

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Source : Le DevoirRadio-Canada

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