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Québec durcit les situations pour les travailleurs étrangers temporaires : la maîtrise du français devient cruciale

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Selon les informations obtenues par le quotidien du Journal de Montréal, le gouvernement du Québec compte annoncer une mesure significative touchant les travailleurs étrangers temporaires dans la province. Dorénavant, face à une évolution démographique et linguistique marquée, une connaissance orale du français sera exigée pour le renouvellement de leur permis, soulignant un tournant dans la politique migratoire et de gestion de la langue au Québec.

Cette nouvelle disposition implique que les immigrants temporaires déjà présents au Québec avec un permis de travailleur étranger temporaire devront démontrer un niveau suffisant de français à l’oral lors de leur demande de renouvellement, après une période de trois ans. Cependant, il est à noter que la compétence écrite en français n’est pas requise dans cette exigence.

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L’introduction de cette exigence linguistique représente une première dans l’histoire de la politique d’immigration québécoise. Jusqu’à récemment, comme l’avait rapporté Le Journal en mai dernier, bien que le gouvernement eût la capacité d’imposer des critères linguistiques aux admissions de travailleurs et d’étudiants étrangers, cette prérogative n’avait jamais été exploitée.

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Cette initiative résulte de débats intenses au sein du Conseil des ministres. D’une half, des voix s’élevaient pour défendre cette mesure comme étant essentielle à la préservation du français au Québec. D’autre half, certains exprimaient des inquiétudes sur les conséquences potentielles de cette mesure, notamment dans un contexte marqué par une pénurie de main-d’œuvre. Ces discussions ont été stimulées par les récentes données de Statistique Canada, indiquant la présence de 470 976 immigrants temporaires au Québec, dont 200 522 détenant un permis de travail.

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Il y a des exceptions. En effet, les travailleurs du secteur agricole sont, quant à eux, exemptés. Au 31 décembre, 35 180 personnes étaient au Québec sous le programme PTET, selon les chiffres d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). De plus, la mesure ne s’applique pas aux étudiants étrangers pour le second, une partie d’entre eux étant sous la juridiction d’Ottawa.

Cette mesure s’inscrit dans un contexte plus giant, faisant partie des discussions sur le plan de langue française du ministre Jean-François Roberge, qui sera présenté ultérieurement cet automne. La ministre de l’Immigration, Christine Fréchette, devrait annoncer officiellement cette mesure lors de la présentation de la planification pluriannuelle de l’immigration au Québec 2024-2027. Cette initiative a été également encouragée par les recommandations du commissaire à la langue française, Benoit Dubreuil, qui avait conseillé de réduire la proportion de détenteurs d’un permis temporaire ne maîtrisant pas le français, soulignant la prédominance de l’anglais chez les travailleurs temporaires.

Supply : Journal de Montréal

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Crédit picture : Immigrer.com, rue Sherbrooke ouest, Montréal

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